Or, aujourd’hui, elles rechignent souvent à embaucher les travailleurs qui ont dépassé la cinquantaine. En effet, le taux d’emploi des 55-64 ans en France dépasse à peine les 40% en 2004, alors qu’il est de près de 70% en Suède ou en Norvège.

Pour allonger la durée de vie active des seniors, l’Institut Montaigne propose d’instaurer un « deuxième temps de carrière ».
Celui-ci serait fondé sur un entretien d’évaluation approfondi pour les travailleurs entre 45 et 50 ans. Il s’agirait de définir de nouvelles fonctions ou des missions plus adaptées pour ces salariés qui ont encore une belle carrière devant eux.

L’exemple de nos voisins européens le montre : l’exclusion des
« seniors » du marché du travail n’est pas une fatalité
! Et la bonne nouvelle, c’est que tout le monde gagnerait à ce qu’ils restent plus longtemps en activité. Les entreprises, d’abord, ont tout intérêt à conserver dans leurs effectifs des salariés très expérimentés. Les seniors eux-mêmes, ensuite, car ils ont encore beaucoup à donner et éprouvent souvent le besoin de se rendre utiles. Les jeunes, enfin, qui peuvent ainsi bénéficier de la « sagesse » de leurs aînés.

Un changement d’attitude vis-à-vis des travailleurs seniors s’impose !