L'Institut Montaigne est un think tank (laboratoire d'idées) dépourvu de toute attache partisane. A partir des analyses de ses groupes de travail et des travaux de ses chercheurs, il élabore en toute indépendance des propositions concrètes destinées aux pouvoirs publics. en savoir plus…
Par Institut Montaigne,
jeudi 2 septembre 2010, publié dans Réforme de l'Etat
A la veille de la journée d’action contre la réforme des retraites, et de l’ouverture du débat parlementaire sur le projet de loi du gouvernement (7 septembre prochain), le passage de l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans occupe tous les esprits.
Pour l’Institut Montaigne, la solution du report de l’âge légal ne permettra pas de relever le défi du financement des 15 années d’espérance de vie supplémentaire acquises depuis 30 ans. Il est indispensable de repenser en profondeur notre système de retraites par répartition, pour le sauvegarder. Dans ce but, l’Institut Montaigne propose de fusionner tous les régimes de retraite au sein d'un régime unique, par répartition, à la carte et par points.
Par Institut Montaigne,
mardi 31 août 2010, publié dans Questions sociales
Depuis de nombreuses années, l’Institut Montaigne travaille sur la participation des "minorités visibles" à la vie politique. En janvier 2009, il a publié une étude d’Eric Keslassy (1), intitulée Ouvrir la politique à la diversité. Celle-ci formule huit propositions pour améliorer la représentation des minorités visibles.
Selon les informations du journal Le Monde, le Parti socialiste réfléchit actuellement à la "façon "d’augmenter significativement" la participation des Français d’origine étrangère, une catégorie d’électeurs plus abstentionnistes que les autres" (Le PS veut importer la méthode Obama pour mobiliser les électeurs immigrés, 27 août 2010).
Lundi 23 août, le gouvernement annonce que les tarifs d’achat par EDF de l’électricité d’origine photovoltaïque baisseront de 12% à compter du 1er septembre 2010.
François Rachline, directeur général de l'Institut Montaigne
La compétition mondiale ne touche pas que l’économie : la recherche constitue elle aussi un facteur clé de la compétitivité internationale.
La situation de la France ne semble pas à ce titre alarmante, comme en témoigne la toute récente attribution des médailles Fields à deux chercheurs français. Instances dirigeantes comme milieu universitaire s’inquiètent cependant du phénomène de brain drain qui priverait la recherche française d’une partie de ses meilleurs cerveaux.
Que sait-on au juste de cette communauté académique française exilée à l’étranger ? Quels moyens mettre en œuvre pour améliorer l’attractivité de la recherche en France ?
Gégard Garouste évoque dans cette vidéo son travail au sein de l’association La Source, dont il est le fondateur. Créé en 1991, cet organisme “associe l’art à l’action sociale et à l’éducation”. Il met en contact des enfants et des adolescents avec des artistes professionnels. Qu’il s’agisse de jeunes en difficulté ou de classes entières, l’objectif de La Source est de lutter contre l’exclusion en développant des actions de prévention et d’éveil par la créativité.
Pour Gérard Garouste, l’art constitue une ouverture sur le monde indispensable à la construction identitaire et à l’épanouissement de chaque enfant. Une nécessité et un potentiel dont l’Education nationale, avec laquelle il a travaillé, semble avoir du mal à toujours prendre conscience...
Pourquoi les réactions négatives de l’Allemagne, du Royaume-Uni et de la France face aux propositions de la Commission sont mal fondées
En pleine période estivale, le projet d’instituer un impôt versé directement au budget communautaire a été avancé par le commissaire européen au Budget, Janusz Lewandowski. En moins de vingt-quatre heures, Londres, Berlin et Paris faisaient valoir leur opposition, au nom du respect de la compétence des parlements nationaux, de l’allègement de la pression fiscale et d’une meilleure maîtrise de la dépense publique.
Matthias Leridon, président de Tilder et auteur de L’Afrique va bien (Nouveaux Débats Publics, 2010)
Croissance, démocratie, démographie, télécoms, mobile paiement... Le continent africain a vécu de profondes mutations ces 10 dernières années, comme l’explique ici Matthias Leridon.
Avec une croissance de 4,7 % qui tire celle de l’Europe, des progrès en matière de démocratie et une population (la plus jeune au monde) qui sera la plus importante du globe en 2050, l’Afrique s’impose aujourd’hui comme un marché de plus en plus porteur.
Pour l’auteur de L’Afrique va bien, la France, et l’Europe dans son ensemble, doivent changer leur manière d’appréhender ce continent et prendre conscience de son potentiel.
Comment va l'Afrique aujourd'hui ? Comment modifier notre relation avec le continent africain ? Télécoms : les entreprises françaises mesurent-elles le potentiel de ce marché en Afrique ? Universités : la France en fait-elle assez aujourd’hui ? Les réponses de Matthias Leridon dans cette vidéo.
En juin dernier, Valérie Pécresse, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, réunissait la première promotion de chercheurs ayant bénéficié du programme "Retour post-doc".
Créé en 2009 dans un contexte où "l'économie de la connaissance" est devenue un facteur clé de la compétition mondiale, ce programme s’adresse aux chercheurs français partis pour l’étranger. Il offre des aides financières individuelles pouvant atteindre 700 000 euros sur trois ans. Son objectif est de créer "de bonnes conditions de retour" pour des post-doctorants issus de différentes disciplines : biologie, santé, sciences humaines et sociales.
L'Agence Nationale de la Recherche (ANR) dispose d’une enveloppe de 11,5 millions d'euros afin de permettre à vingt-cinq jeunes chercheurs français de développer leurs propres projets en France, au sein d’un organisme de recherche, d’une université ou d’une entreprise. Parmi les 25 lauréats 2009, plus de la moitié étaient installés aux Etats-Unis avant leur retour en France.
Le Rapport de l’Institut Montaigne ne propose pas d’allégement des effectifs dans les classes. Une telle mesure n’est-elle pourtant pas nécessaire pour assurer la réussite de chaque enfant ? Ne faudrait-il pas davantage impliquer les familles dans l’éducation pour vaincre l’échec à l’école primaire ? Etc.
Vous avez été très nombreux à réagir à la publication de notre Rapport Vaincre l’échec à l’école primaire. Voici une seconde série de réponses aux questions qui sont le plus souvent revenues.
Nous vous remercions vivement pour l’attention que vous avez portée à notre Rapport. Nous espérons que vous ne nous tiendrez pas rigueur du temps mis à vous répondre.
Comme chaque année, le baccalauréat a fait l’actualité de la première quinzaine du mois de juillet : taux de réussite, inflation des mentions…
Il est intéressant au sujet de cette vénérable institution de citer l’analyse de Michel Debré (1) en 1959.
Tandis que les Etats-Unis, la Chine et l’ensemble du monde émergent (70 % du PIB mondial) ne pensent qu’à la croissance, l’Europe, notamment sous l’impulsion d’Angela Merkel, ne parle que de rigueur, voire d’austérité. Est-il possible de concilier ces deux tendances ? Est-il envisageable, dans l’Union européenne même, de conduire le nécessaire désendettement souverain tout en conservant l’impératif de croissance ? Tel est le dilemme du Vieux continent.
Dans le cadre de la seconde Commission pour la Libération de la Croissance Française (CLCF) qu’il préside, Jacques Attali a exposé les "lacunes considérables" de l’enseignement primaire français, lors d’une audition à l’Assemblée nationale tenue le 26 mai. Le pré-rapport remis au Président de la République le 8 juin dernier va dans le même sens.
Ce constat recoupe celui qu’a dressé le récent Rapport de l’Institut Montaigne Vaincre l’échec à l’école primaire : alors que le budget consacré par la France à l’éducation est l’un des plus élevés parmi les pays de l’OCDE, les performances de notre pays aux évaluations PISA – qui mesurent les aptitudes en lecture, en écriture et en calcul des élèves de quinze ans – se dégradent d’année en année.
François Rachline, directeur général de l'Institut Montaigne
L’Europe, sous l’égide du Comité européen des contrôleurs bancaires (CEBS), vient d’organiser ses propres stress tests, après les Etats-Unis. Des 91 banques ayant subi ces tests, seules 7 ont échoué. Parmi elles, aucun établissement français.
La méthode de ces tests de résistance est certes critiquable, mais ils permettent de restaurer la confiance et de retrouver une certaine forme de sécurité. L’Institut Montaigne se félicite de l’existence de ces tests qu’il avait appelés de ses vœux en 2009 (des tests semestriels organisés sous l’égide de la BCE). Il reste cependant nombre d’autres mesures à mettre en œuvre pour reconstruire solidement la finance...
Dans cet article, Nicolas Baverez, économiste et historien, membre du Comité directeur de l’Institut Montaigne, invite le lecteur à une véritable réflexion sur la stratégie macroéconomique de notre pays. Pour lui, la rigueur doit être envisagée comme un moyen et non pas comme une fin. Si la France a besoin de rigueur et de réformes, elle a aussi besoin de croissance et d’un nouveau compromis politique et social.
Le 15 Juin dernier, HEC a instauré avec huit grandes entreprises une convention appelée "SolidariFrance" permettant à de jeunes diplômés, pré-embauchés, d’effectuer un service civique de six mois à un an avant d’intégrer l’entreprise.
L’Institut Montaigne vous invite à participer à son prochain débat Libres Echanges sur le thème “Comment lutter contre l’échec scolaire ?”, mardi 14 septembre au Cnam. Le panel sera composé de :
- Jacques ATTALI, Président de la Commission pour la libération de la croissance française
- Luc CHATEL, Ministre de l'Éducation nationale, porte-parole du Gouvernement
- Marc GURGAND, Directeur de recherche au CNRS, École d'économie de Paris
- François TADDEI, Fondateur du Centre de recherches interdisciplinaires (CRI)
Nous l’avions déjà souligné ici, le discours de janvier 2010 du président Obama marquait un tournant majeur de la politique américaine en matière de régulation financière. Le tout récent vote du Congrès confirme la tendance en adoptant plusieurs types de mesures, tout à la fois destinées aux consommateurs et aux établissements financiers.
François Rachline, directeur général de l’Institut Montaigne et professeur d’économie à Sciences Po, est intervenu au colloque organisé par le groupe Xerfi sur le thème "La finance face à l’emploi - Logique des marchés et relocalisation des activités" (15/06/2010).
L’objet de ce colloque : attirer l’attention sur la nécessité de “remettre la finance au service du développement des entreprises sur le territoire français”. >> Voir l’intervention de François Rachline
Par Institut Montaigne,
vendredi 9 juillet 2010, publié dans Stratégie économique
Arnaud Vaissié, PDG d’International SOS
L’Institut Montaigne a lancé un groupe de travail sur la création et le développement d’entreprises en France. Pourquoi ce groupe de travail ? Comment a-t-il été formé ? Quelle méthode de travail met-il en œuvre ? Quels résultats souhaite-t-il atteindre d’ici la fin de l’année ?
Les réponses d’Arnaud Vaissié, PDG d’International SOS, président de la Chambre de Commerce française de Grande-Bretagne et président du groupe “Création et développement d’entreprises en France" de l’Institut Montaigne.
Par Institut Montaigne,
jeudi 8 juillet 2010, publié dans Santé
Daniel Laurent, professeur émérite des Universités
La minute Montaigne - L’assurance maladie présente aujourd’hui son plan visant à réduire ses dépenses de 2,2 milliards d’euros en 2011. Daniel Laurent, professeur émérite des Universités et co-auteur de la Note Sauver l’assurance maladie universelle (Institut Montaigne, mai 2010), réagit à l’une des 21 mesures de l’assurance maladie : réduire la part de l’hospitalisation dans l’ensemble des dépenses de santé.
Par Institut Montaigne,
mercredi 7 juillet 2010, publié dans Education/ Recherche
Eugène-Henri Moré, adjoint au maire de La Courneuve et président de MConseil, pointe les principaux dysfonctionnements du système éducatif qu’il a pu observer.
Manque d’expérience des professeurs envoyés en ZEP, absentéisme, problèmes de remplacement et turn over de ces enseignants, ce qui empêche le suivi des projets éducatifs... Autant de déséquilibres dont les élèves sont les premières victimes et qui remettent en cause gravement le principe d’égalité des chances.
Pour y remédier, l’adjoint au maire propose de garantir la présence de professeurs expérimentés en classes de ZEP, mais aussi de “travailler sur le périscolaire et la parentalité (...), d’aller au-delà des murs de l’enceinte scolaire et d’accompagner les parents”.
Par Institut Montaigne,
mardi 6 juillet 2010, publié dans General
On parle d’eux - A lire, dans Les Echos du 30 juin dernier, le portrait de Matthieu Courtecuisse. "Parti de rien ou presque", cet ancien élève de l’Ensae est aujourd’hui PDG de SIA Conseil, une société de conseil en management forte de quelque 250 consultants sollicités en France comme à l’étranger. Une entreprise prometteuse que son jeune président entend encore développer davantage.
Membre actif de l’Institut Montaigne, Matthieu Courtecuisse participe actuellement au groupe "Création et développement d’entreprises en France". Le travail de ce groupe s’achèvera, comme le veut l’usage à l’Institut, sur une série de propositions concrètes.
Par Institut Montaigne,
lundi 5 juillet 2010, publié dans Réforme de l'Etat
L’Institut Montaigne et l’Ambassade de Suède ont organisé le 10 juin 2010 une conférence sur le thème "France, Suède : le défi des retraites".
Comment assurer l’avenir de notre système de retraites ? Cette question se pose partout en Europe. Certains de nos voisins y ont répondu par des réformes progressives ; d’autres ont procédé à des réformes structurelles, comme la Suède en 1998.
A la lumière de l’expérience suédoise, au moment où la France s’engage dans la réforme, nous avons invité des experts des deux pays pour identifier les déterminants de la réussite en la matière. Ole Settergren, Anne-Marie Guillemard, Joakim Palme, Jacques Bichot : découvrez les vidéos de leurs interventions.
François Rachline, directeur général de l'Institut Montaigne
Avec un PIB supérieur à celui des Etats-Unis et de la Chine, l’Europe est incontestablement une puissance économique. Mais une puissance faible, parce que désunie. Au dernier Sommet du G20 à Toronto, l’Europe réclamait des mesures allant dans le sens de la rigueur, voire de l’austérité. Les Etats-Unis, la Chine et l’ensemble du monde émergent votait pour la croissance.
A lire : "L’Afrique veut former ses élites" (Les Echos, 30 juin 2010). Cet article souligne l’essor de l’enseignement supérieur en Afrique. Ce renouveau éducatif reflèterait ce que certains appellent le "réveil" du continent. Un réseau d’institutions de qualité, aux standards internationaux, émerge progressivement. Le Qatar, le Canada, la France, soutiennent ces universités et construisent avec elles des partenariats, témoignant ainsi du regain d’intérêt des acteurs internationaux pour le continent.
Le G20 réuni à Toronto n’a pas permis à l’Europe d’imposer quoi que ce soit. Qui s’en étonnera ? Celle-ci s’est présentée désunie : non seulement les différentes capitales n’étaient pas sur la même longueur d’onde (Rome opposée aux taxes bancaires à l’inverse de Paris, Londres ou Berlin), mais l’Union représentait 23 pays membres à côté de l’Allemagne, de l’Angleterre, de la France et de l’Italie. Un peu comme si les Etats-Unis s’étaient assis à la table flanqués de la Californie, de la Floride, de l’Illinois et du Texas.