Nos propositions en un coup d’œil
>> Défonctionnariser le parlement et favoriser son ouverture au secteur privé
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Propositions issues du rapport "Comment améliorer le travail parlementaire" - Octobre 2002
Si on qualifie de représentatif un Parlement qui formerait comme un petit monde d’élus où se refléterait le grand monde des électeurs, le petit ressemblant au grand, il faut bien avouer que le Parlement français est peu représentatif, tout au moins au point de vue de la structure sociale et professionnelle.
Certaines professions sont manifestement surreprésentées : les agents publics, et parmi ceux-ci les enseignants, ainsi que les professions libérales et agricoles. D’autres sont très nettement sous-représentées : les salariés du secteur privé, et parmi ces derniers, plus nettement encore les employés et les ouvriers.
Il convient donc de rétablir l’égalité entre parlementaires-fonctionnaires et non-fonctionnaires à la cessation du mandat, sous réserve que ce dernier ne soit pas en âge de pouvoir bénéficier de la retraite parlementaire.
Défonctionnariser le parlement et favoriser la promotion en politique des salariés du privé
Nous proposons de favoriser la promotion en politique des salariés du privé par les réformes suivantes :
Particulièrement préoccupante est la situation des parlementaires non-fonctionnaires n’ayant pas atteint l’âge de 55 ans auquel le droit à pension est ouvert1. Il est donc nécessaire de réduire cette inégalité: Pour tout parlementaire, - désavoué par le suffrage universel, nous proposons l’octroi pendant deux années d’une indemnité « de soutien à la reprise d’une activité professionnelle » qui viendrait prendre la suite de « l’indemnité de fin de mandat » (d’une durée de 6 mois) et qui assurerait un revenu mensuel égal à l’indemnité parlementaire de base3.
Alors que les droits de pension de retraite du parlementaire fonctionnaire continuent à courir comme si son traitement lui était versé4, le salarié du privé ne peut prétendre au même statut protecteur. Il y a là une rupture de l’égalité qui participe également aux difficultés de l’engagement politique des candidats non titulaires de la fonction publique.
Notre proposition consiste donc à rétablir cette égalité face aux droits de pension en alignant la situation des parlementaires issus du secteur privé sur celle des élus issus de la fonction publique.
Notre objectif n’est pas d’obtenir du Parlement qu’il devienne une exacte photographie de la France en âge de voter. La question de la fidélité de la représentation a déjà été tranchée par le choix d’un régime représentatif et par l’adoption d’un scrutin qui dégage des majorités claires, mais néglige les opinions minoritaires. Qu’elle soit politique ou économique, une parfaite représentativité n’est ni possible ni souhaitable. Mais lorsque le décalage entre le corps législatif et le pays est tel qu’il ignore un travailleur sur deux, un sexe sur les deux et tous les citoyens de moins de 40 ans, nous estimons que le seuil de l’acceptable est largement dépassé. |
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